IHU ICAN cardiométabolisme et nutrition
Créé en 2011, l’IHU ICAN a pour mission d’accélérer la lutte contre les maladies cardiométaboliques, des pathologies chroniques qui bouleversent la vie de millions de personnes (enfants et adultes) et représentent l’une des causes majeures de décès en France, et la première chez les femmes.
Médecins et chercheurs ont la conviction que seule une recherche innovante et pluridisciplinaire permettra de lutter plus efficacement contre ces fléaux en proposant une prise en charge personnalisée avec des parcours de soins innovants.
PROJET SOUTENU EN 2025 : Impact des pertubateurs endocriniens sur la maladie du foie gras (MASLD), Pr Vlad Ratziu
La MASLD (maladie associée à l’accumulation de graisses dans le foie) est un terme qui englobe plusieurs troubles causés par un excès de graisse dans le foie, souvent en lien avec des problèmes de santé comme le diabète de type 2, l’obésité ou l’hypertension.
Au fur et à mesure que la situation s’aggrave, une inflammation peut apparaitre, et parfois se cicatriser (ce qu’on appelle la fibrose). Cela marque la transition d’une simple accumulation de graisses dans le foie (appelée MAFL) vers une forme plus sévère, la MASH, qui correspond à une inflammation du foie causée par des problèmes métaboliques. Le stade le plus grave de fibrose est la cirrhose, qui peut entraîner des complications comme le cancer du foie. Dans les stades avancés de la maladie, certains patients ont besoin d’une transplantation du foie.
La MASLD est actuellement parmi les 2 premières causes de transplantation hépatique aux États Unis et en Europe. De ce fait, l’impact de la MASLD sur la santé publique s’avère majeur, d’une part en raison de sa prévalence et d’autre part par son potentiel d’évolution vers des formes sévères.
25 % de la population mondiale et 18,2% de la population françaises sont affectés par la MASLD, une condition souvent exacerbée par les Perturbateurs Endocriniens.
Les perturbateurs endocriniens peuvent augmenter le risque de développer une stéatose hépatique de 30 %.
Le projet EDC-MASLD se concentrera sur l’étude de l’impact de l’exposition environnementale aux PE tels que : Bisphénol A (BPA), Phtalates et parabène sur le métabolome, microbiote intestinal, épigénome, protéome, le système immunitaire et sur le degré de lésions hépatiques dans la MASLD dans le cadre d’études cliniques.
Le projet EDC-MASLD mettra particulièrement l’accent sur les interactions entre l’exposition aux PE, le sexe, le génotype, le régime alimentaire, les facteurs socio-économiques et les modes de vie.
Il vise à identifier les perturbateurs endocriniens qui contribuent à l’initiation et à la progression de la stéatose hépatique métabolique (MASLD) ainsi que les processus biologiques des perturbateurs endocriniens responsables de l’augmentation du risque de stéatose hépatique.
PROJET SOUTENU EN 2024 : L’indice de pression systolique orteil-bras, un outil de prédiction du score de calcificationcoronaire, du risque cardiovasculaire et de la mortalité chez les patients atteints de diabète de type 2 ? Pr Olivier Bourron
Les maladies cardiovasculaires (MCV) touchent environ un tiers des personnes atteintes de diabète de type 2 et représentent 30 % des décès dans cette population. Malgré une tendance à la baisse, les maladies cardiovasculaires restent la principale complication du diabète et l’optimisation de la thérapie de prévention cardiovasculaire chez les patients diabétiques est essentielle. Elle dépend du niveau de risque cardiovasculaire individuel du patient.
Bien qu’encore imparfait, le score calcique des artères coronaires (CACS) est actuellement l’un des meilleurs outils pour prédire les événements cardiovasculaires chez les patients diabétiques et son utilisation, si elle permet de guider le traitement préventif cardiovasculaire, ne permet pas de prédire la survenue de tous les évènements cardiovasculaires et représente un examen irradiant et coûteux, qui n’est pas adapté à un dépistage de masse.
L’indice de pression systolique orteil-brachial (IPSGO), qui correspond au rapport entre la pression
systolique du gros orteil et la pression systolique humérale, pourrait prédire un risque accru d’événements cardiovasculaires au cours du diabète de type 2.
L’objectif principal de cette étude est donc de déterminer si l’IPSGO pourrait être une méthode de mesure pertinente pour prédire le CACS et le risque cardiovasculaire chez les patients avec diabète de type 2.
Les objectifs secondaires seraient de déterminer si l’IPSGO est un meilleur marqueur du risque
cardiovasculaire, du risque de mortalité cardiovasculaire et/ou du risque de mortalité toutes causes
que les marqueurs actuellement utilisés en pratique clinique courante chez les patients présentant un
diabète de type 2.
Si les hypothèses se confirmaient, l’IPSGO pourraient ainsi permettre de cibler la réalisation du CACS aux patients qui auraient un IPSGO en-dessous d’un certain seuil. L’IPSGO pourrait aussi être proposer comme un outil de premier choix dans la stratification du risque cardiovasculaire chez les patients avec diabète de type 2.
PROJET SOUTENU EN 2023 : Biomarqueur prédictif du risque d’ulcération du pied,
Conception et évaluation d’un biomarqueur prédictif du risque d’ulcération du pied pour une population de patients diabétiques atteints de neuropathie périphérique des membres inférieurs, par l’utilisation d’outils d’analyses pratiqués en routine clinique.
Les complications du diabète :
Les plaies chroniques du pied diabétique constituent un véritable problème de santé publique. Une amputation a lieu toutes les 20 secondes dans le monde sur un membre inférieur chez les diabétiques. 85 % de ces amputations surviennent à la suite d’une plaie du pied et ces plaies sont d‘origine externe micro traumatique 4 fois sur 5. Le taux de récidive des plaies du pied est de 40 % après 1 an et de 65 % à 3 ans toujours pour des raisons mécaniques.
En France, le coût annuel pour l’assurance maladie du Pied diabétique est de 2,2 milliards d’euros.
Dans le monde entier le coût de la pathologie des membres inférieurs chez le diabétique est supérieur à chacun des principaux cancers.
La neuropathie est la complication la plus fréquente du diabète. On estime que 50 % des patients diabétiques ont une neuropathie après 25 ans de diabète. L’incidence annuelle des ulcérations du pied chez le diabétique neuropathe, dû à l’insensibilité que crée cette neuropathie, est estimée entre 0,5 et 3%. Pour une même déformation du pied, un même niveau de pression plantaire, les mêmes paramètres cinématiques et cinétiques et globalement un même niveau de risque tel que décrit dans les recommandations « gold standard », certain se blessent et d’autre pas.
Un score multidimensionnel qui tiendrait compte de plusieurs variables morphologiques et fonctionnelles qualitatives et quantitatives, pourrait permettre une prédiction du risque et ainsi une économie de santé.
PROJETS SOUTENUS EN 2021 ET 2022
2022 : identifier des biomarqueurs pour une détection précoce de l’insuffisance cardiaque métabolique associée au diabète de type 2 et pour améliorer la prédiction de l’évolution du diabète de type 2 grâce à l’imagerie.
2021 : développement d’une chaussure de décharge connectée afin d’apporter une meilleure prise en charge de la pathologie du pied diabétique.
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